Août 282014
 
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La liberté diminue la pauvreté

Le seuil de pauvreté est le critère le plus souvent utilisé pour évaluer les inégalités de richesse dans un pays.

Pourtant c’est un indice particulièrement grossier, et il est de toute façon illusoire de chercher à mesurer une notion aussi indéfinie que la pauvreté.

Parmi les inepties que l’on peut rencontrer sur ce sujet, voici trois exemples justifiant d’oublier cette notion.

En préambule, rappelons la définition du seuil de pauvreté, qui est le pourcentage de foyers vivants avec des revenus inférieurs à 60% du revenu médian de la population.

En France, sur la base de chiffres de 2010, le seuil de pauvreté était de 972 € pour une unité de compte, soit environ 650 € pour un individu.

L’enrichissement de toute la population ne change pas la pauvreté

Lorsque le niveau de vie d’un pays augmente de façon équitable, c’est à dire que chaque foyer dispose de plus de ressources essentielles, on pourrait supposer que le niveau de pauvreté diminue.

En fait, les statisticiens diront que rien ne change et que le nombre de pauvres est inchangé.

En effet, si par exemple toute la population a des revenus augmentés de 20%, les revenus relatifs de chacun seront inchangés. Cette augmentation de 20% n’aura aucun effet sur la pauvreté.

L’appauvrissement des riches ne diminue pas la pauvreté.

Le calcul du seuil de pauvreté ne prend en compte que la répartition des revenus de la moitié de la population la plus « pauvre ».

Dans un pays comme la France, augmenter les impôts de la population aux revenus les plus élevés ne peut rien changer à la pauvreté. En effet, la moitié de la population aux plus faibles revenus ne payant pas d’impôts, ces derniers ne peuvent pas être diminués et l’État ne peut que distribuer la sur-collecte fiscale par des aides et services qui ne sont pas comptabilisées dans la mesure du seuil de pauvreté.

Les aides de l’État augmentent la pauvreté

Les dépenses d’État en faveur des individus (école, santé, …) n’entrent pas dans le calcul des revenus et diminuent proportionnellement les ressources apparentes des faibles revenus. A l’extrême, si une partie de la population vivait somptueusement tous frais payés par l’État, ces personnes apparaîtraient comme vivant sous le seuil de pauvreté dans les statistiques.

Conclusion : La liberté diminue la pauvreté

S’il est une chose que le seuil de pauvreté mesure, c’est le niveau de revenu que le citoyen peut dépenser librement. En transférant les dépenses de l’état vers les individus en leur laissant le choix de l’affectation des sommes (en créant par exemple le chèque éducation), un socle de revenu complémentaire apparaît et diminue la pauvreté du pays : un moyen simple d’enrichir le pays et sa population sans dépenser plus !

 

Pourquoi le seuil de pauvreté est une hérésie, 9.5 out of 10 based on 2 ratings

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