Août 042013
 
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Heureusement, l’Abbé Pierre est là.

Alors que je me documentais à propos du problème du logement en France, j’ai découvert un document préparé par le CNLE fin 2012 et qui donnait les voies de développement pour régler le problème du logement social.

Le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE) est un organisme directement placé auprès du Premier ministre.

Les solutions proposées dans son rapport du 14 novembre 2012 se répartissent entre un mélange de lieux communs, de remise en cause des principes jusqu’ici défendus par l’état, et de méthode Coué.

CNLE

 

Les évidences

–          Faire baisser le prix de la construction.

« Des partenariats avec des industriels pour faciliter la réponse de solutions technico-économiques performantes et inciter les entreprises à s’approprier les solutions innovantes par une formation plus réactive de la main d’œuvre pourrait être amplifiée et la veille technologique en orientant la sélection de produits industriels vers la recherche de technologies industrielles performantes pourrait être renforcée. »

On s’en doutait un peu, mais exprimé ainsi, ça a plus de classe.

–          se méfier des « chauffages urbain peu compétitif« .

Qui gère ces chauffages urbains ? De plus, ce sont généralement des chauffages sans compteur individuels, dont la régulation se fait en ouvrant les fenêtres.

–          éviter les « panneaux solaires installés sur des toitures en pente » couteux en nacelles

On aurait imaginé qu’une étude de coût était faite avant d’installer ce type d’équipements.

 

Déroger aux contraintes appliquées à la population

Il s’agit de constituer un nouveau standard de logement moins contraignant, donc moins cher. La France aurait donc un système de logements à deux vitesses.

Parmi les solutions, je cite :

–          supprimer les accès PMR (personnes à mobilité réduite) : ascenseurs, zones de manœuvre, portes larges,…

–          supprimer les stationnements / parking (il suffit de squatter les places disponibles dans le quartier)

–          réduire la surface des logement (et naturellement le seuil minimal des 9 m²).

–          supprimer les surfaces annexes type balcons, les jardins et garages.

–          créer des « espaces collectifs » partagés pour compenser la réduction de surface. Ce n’est pas une nouveauté, beaucoup de mansardes parisiennes ayant des toilettes communes.

 

L’état persuasif

Quand il n’y a plus de solution, il reste possible de persuader le peuple que tout est bien:

–          « agir sur l’acceptabilité du public pour des petits logements »

L’état détient le Savoir et sait ce qui est bien pour la population.

–          « améliorer la mobilité résidentielle »,

c’est à dire encourager les locataires d’un appartement devenu trop grand à le céder à une famille plus nombreuse.

–          obtenir des subventions de la Fondation Abbé Pierre

Faire le bien avec l’argent des autres, un grand classique. Cela se dit « captation de logements appartenant à des bailleurs privés« .

–          « prendre plus en compte la capacité des ménages à assumer le loyer du logement, même s’il représente un taux d’effort supérieur à la norme usuelle »

Le loyer dépendra des revenus, et non du train de vie. Ce système est déjà bien en place.

 

Conclusion

Ce type de dérogation, ce n’est que pour les logements de l’état. Ne comptez pas faire la même chose avec vos propres locataires.

Ou bien, on commence comme ça pour les plus démunis, et ensuite on étend le système à toute la population.

 

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