Mai 112013
 
VN:F [1.9.22_1171]
Notez ce billet
Rating: 9.8/10 (4 votes cast)

Quand ajouter des poules et des lapins dispense de partager le chômage et les prélèvements.

Le taux de chômage français le plus utilisé (catégorie A, hors DOM TOM) correspond à la population de chômeurs  la plus réduite et résulte d’un calcul arbitraire qui travestit la situation. La réalité est catastrophique.

(déc 2015 : une mise à jour des calculs est disponible sur cette page)

Les chiffres officiels

Les chiffres du chômage français ont fait les gros titres des nouvelles en avril, battant tous les records avec un taux de 10.2% pour 3 224 600 chômeurs.

Ainsi, on pouvait lire:

« La France comptait 3 224 600 demandeurs d’emploi sans aucune activité au mois de mars, selon les chiffres du gouvernement publiés ce jeudi. Le précédent record en la matière, 3,195 millions de chômeurs en janvier 1997, a été battu. (…) Il y a seize ans, la situation était toutefois bien pire, puisque la population en âge de travailler était moins nombreuse : 25,6 millions de personnes à l’époque contre 28,3 millions en 2012, selon les plus récentes données de l’Insee. Le taux de chômage, qui rapporte le nombre de chômeurs à la population active, tourne ainsi autour de 10,2 % aujourd’hui, alors que les records enregistrés à deux reprises, en 1994 et en 1997, l’établissait à 10,8 % en métropole. » Source.

Les anomalies

Le calcul du taux de chômage est approximatif

3 224 600 demandeurs d’emploi rapportés à 28.3 millions d’actif, cela donne 11.4 % et non 10.2%.

Le nombre de chômeurs est sous-estimé

L’existence des catégories de chômeurs A B C D et E est connue de tout le monde.

Mais pourquoi ne garder que la catégorie A, et sans les DOM TOM pour le taux le plus médiatisé ?

La somme des cinq catégorie est égale à  5.348.500 chômeurs, et 5.718.300 avec les DOMTOM. source page 15

5 718 300 demandeurs d’emploi rapportés à 28.3 millions d’actif, cela donne 20 %, soit le double du taux annoncé de 10.2%.

Et il est certain que beaucoup de chômeurs ne sont pas comptabilisés, par exemple ceux qui n’ont plus de droits et qui n’ont pas d’intérêt à s’inscrire, évitant ainsi beaucoup de tracas administratifs sans contrepartie.

Le chômage ne concerne pas l’intégralité de la population active

Incorporer les fonctionnaires dans la population concernée par le chômage minimise le risque potentiel du chômage. En effet, le statut des fonctionnaire les protège de ce risque grâce à l’emploi « à vie ». Ce serait comme si on rapportait le taux de cancer du sein à la population hommes et femmes, ce qui ne se fait jamais.

Un argument pour exclure les fonctionnaires de ces statistiques est qu’ils n’ont pas de cotisation chômage. D’ailleurs, pour ses CDD, l’état s’auto-assure.

Cela donne d’ailleurs des idées à certains.

En effet, considérant que l’assurance chômage n’est pas une véritable assurance (on ne cotise pas en fonction du risque réel, sinon les emplois peu qualifiés auraient des cotisations  bien plus importantes), il serait logique que les fonctionnaires participe à l’effort national.

Le véritable taux de chômage

Quel serait le calcul honnête du véritable taux de chômage ?

  • Exclure les 6.9 millions de fonctionnaires (24% des actifs) de l’assiette
  • Intégrer les DOMTOM, qui font partie de la France
  • Intégrer toutes les catégories B à E.

Dans ce cas, selon le nombre total d’actifs considérés, le taux de chômage qui représente le risque de chômage réel est entre 24 et 27 %.

Rapporté à une durée de carrière de 40 ans environ, un actif du privé sera donc pendant  10 ans au chômage.

Lorsque l’on a travaillé dans plusieurs entreprises privées et croisé des centaines de personnes, il apparaît que ces chiffres ne reflètent pas la réalité. En effet, si l’on ne prend pas en compte les plus de 50 ans que l’on ne revoit plus une fois sortis de l’entreprise mais qui restent une « minorité » ( 20% des chômeurs, source page 3),  on ne rencontre quasiment personne cumulant de nombreuses années de chômage (plus de 3 années).

Par conséquent, où sont tous ces chômeurs, qui sont-ils ? Probablement des spécialistes (malgré eux pour une part inconnue) du travail précaire, comptabilisant probablement un temps d’inactivité de 20 à 30 ans dans leur carrière !

La confirmation de cette situation est dans les chiffres. Seulement 11% des arrivées à Pôle Emploi correspond à des licenciements. source page 10

Il y a donc trois groupes de population active en France

–          Les fonctionnaires, environ un quart des actifs, pour lesquels le chômage est juste une statistique comme une autre.

–          Les travailleurs précaires, environ un quart des actifs, très majoritairement peu qualifiés, alternant chômage et emploi.

–          Les actifs du privé, environ la moitié de la population des actifs, parfois au chômage mais le moins possible, et qui crée la richesse pour les deux autres catégories, au prix de prélèvements obligatoires de plus de 70%.

A défaut de pouvoir augmenter plus ces prélèvement qui sont insuffisant pour combler les déficits, il va falloir envisager de réduire leur protection sociale, protection sociale qui était à l’origine destinée à cette catégorie d’actifs. Vont-ils se laisser faire ?

La bonne solution serait de rationaliser les dépenses des deux premiers postes (dépenses de l’état et dépenses pseudo « sociales »).

 

Le taux réel du chômage en France : 25%, 9.8 out of 10 based on 4 ratings

  3 Responses to “Le taux réel du chômage en France : 25%”

  1. Bonjour.qu on arrete de nous faire croire que le taux de chômage.baisse en France et ds les dom/tom.c est de poudre aux yeux.il faut trouver drs solutions plus efficaces.c est le boulot drs politiciens et patronat.icarus.

    VA:F [1.9.22_1171]
    Rating: 0 (from 0 votes)
    • Peut-être faudrait-il essayer tout ce qu’on n’a jamais voulu essayer jusqu’à présent.
      Ou seulement simplifier le système…

      VN:F [1.9.22_1171]
      Rating: 0 (from 0 votes)

 Leave a Reply

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

(requis)

(requis)