Sep 072013
 
VN:F [1.9.22_1171]
Notez ce billet
Rating: 9.0/10 (1 vote cast)

La courbure des lignes dans l’espace socialiste

Il y a actuellement un consensus pour reprocher au gouvernement l’absence de ligne directrice dans l’application de sa politique (exemple 1, exemple 2, exemple 3). Une ligne directrice favorise les réformes en profondeur et nous dispenserait des réformettes actuelles, souvent contradictoires les unes par rapport aux autres, et par conséquent  sans effet.

De plus, nous constatons une schizophrénie dans les mesures prises par notre gouvernement. Les « réformes » lancées sont en opposition avec les annonces faites.

Par exemple , on peut citer la fin de la hausse des impôts annoncée à plusieurs reprises et la création de nouveaux impôts, la volonté d’augmenter la compétitivité des entreprises et la réforme des retraites par taxation du travail, la volonté de limiter la hausse des loyer et l’ajout d’une taxe sur les loyers impayés.  Une liste exhaustive serait longue.

Les objectifs pour la France:

Les dérives de gestion ont mis la France dans une situation délicate qui nécessite d’être redressée avec les actions suivantes :

  • Rendre à la France une situation financière saine et propice au développement des activités des individus.

La politique actuelle encourage l’assistanat. Les talents n’ont pas d’intérêt à rester en France. Face aux échecs, les politiques s’entêtent. Un grand nettoyage à tous les niveaux est nécessaire pour remonter au niveau de la norme des nations développées.

  • Préparer un terrain favorable pour le développement des futures générations de Français, en investissant réellement pour l’avenir au lieu d’emprunter sur le dos des petits enfants.

La dépense publique effrénée, engagée depuis le début des Trente Glorieuses, correspond en fait à un endettement sur le dos des générations à venir. Cette dépense est principalement sociale, et ne justifie pas de s’endetter comme on pourrait le faire pour un investissement. Le niveau de dette et de déficit actuels fragilisent notre économie. Il faut inverser la tendance avant que le système ne s’effondre.

  • Réduire les iniquités entre les citoyens.

Les citoyens sont égaux en droits, mais différents entre eux. Plutôt que l’égalité et le nivellement, il faut favoriser les approches équitables, et notamment prendre en compte les différences d’efforts fournis par les citoyens.

Les grandes lignes de réforme :

Sur la base de ces grands principes, les grandes lignes devant guider nos réformes sont les suivantes :

  • Réaliser une simplification administrative.

La complexité coûte cher à tous les niveaux. En outre, un effort de simplification généralisé doit permettre de rapprocher les citoyens  des administrations.

  • Réduire les missions de l’Etat.

Etant par nature fortement handicapé (faible réactivité, corruption aisée, absence de compétitivité), l’Etat ne doit s’occuper que de qui ne peut être fait par le domaine privé.

  • Rendre transparent les coûts et les dépenses.

La corruption et le clientélisme sont à tous les niveaux. Les institutions doivent être réformées pour s’en affranchir. Les subventions doivent être contrôlées. L’efficacité des actions et des acteurs doit être vérifiée.

  • Retrouver une fiscalité raisonnable.

Le France est le pays développé où la fiscalité est la plus confiscatoire : 71%, juste derrière la Belgique. Si l’on ne considère que le taux de prélèvements moyen (qui inclus ceux qui ne paient pas d’impôts mais en reçoivent) le taux de 46% est également parmi les plus élevés de la planète. Un minimum est de revenir au niveau de la moyenne des autres pays développés.

  • Favoriser la solidarité conjoncturelle, responsabiliser les individus.

La solidarité est nécessaire pour aider ceux qui se trouvent dans une passe difficile et qui ne peuvent objectivement s’en sortir seuls : handicap, accident, plan social, veuvage, chômage temporaire. Ces cas de solidarité doivent être prioritaires sur les situations où l’individu peut se prendre en charge lui-même.

  • Rétablir les libertés.

Sous prétexte d’augmenter la sécurité, les libertés individuelles sont progressivement réduites. De plus, la boulimie de l’Etat pour tout contrôler réduit l’autonomie des citoyens en leur proposant des services préfabriqués totalement verrouillés et inadaptés.

  • Investir dans l’enseignement et la formation.

Les gouvernants manquent d’ambition en favorisant  les emplois non qualifiés. L’enseignement et la formation engloutissent de sommes considérables avec des résultats médiocres. Ces sommes doivent être redéployées avec plus d’efficacité.

 

Dans un billet séparé, je liste les réformes principales correspondantes à mettre en œuvre.

Il faut une ligne directrice pour réformer, 9.0 out of 10 based on 1 rating

 Leave a Reply

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

(requis)

(requis)